carnet de voyage
Yucatán

MARS & AVRIL 2019

Un voyage plein de promesses ! Partir découvrir une nouvelle latitude, un nouveau milieu naturel et une nouvelle culture. Et quelle culture ! L’une des plus mystérieuses qui soit, les Mayas ! Leurs cités, leurs légendes, et leurs fameux calendriers ont envahi notre inconscient imaginaire. Partons à la découverte de cette culture qui a marqué son territoire et ce qu’il en découle aujourd’hui : les zones archéologiques, les villes coloniales espagnoles, ainsi que les plages paradisiaques qui font le bonheur de milliers de touristes chaque année !
2100 km en 15 jours avec Xavier, Gaëtan, Mathilde, Nolwenn et Fabian

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La Riviera Maya

Véritable Saint-Tropez du Mexique, la Riviera Maya est le lieu de villégiature par excellence ! Avec Playa del Carmen et Cancun, elle est l’une des destinations préférées des Americains en quête des Caraïbes et de leur fameux Spring break.
100% destinée au tourisme, les arguments sont là : des plages de sables fin, l’eau turquoise, et des resorts ENORMES.
Face à la Riviera Maya, la deuxième plus grande barrière de corail après l’Australie en fait un spot privilégié pour la plongée.

Cozumel

Île en face de Playa del Carmen, elle est très connue pour ses spots de snorkeling.

Isla Mujeres

Située en face de Cancun, cette île est fréquentée depuis des siècles par les femmes car elle apporterait la fertilité.
Aujourd’hui, l’île est quasi entièrement urbanisée, très prisée pour ses plages et ses soirées festives.

Tulum

Premier site maya de notre visite et l’un des plus connus ! Et pour cause, regardez cette carte postale ! Le temple maya, la plage et la mer turquoise, vous avez sous les yeux la promesse d’un voyage dans le Yucatan !
Tulum est une cité maya qui servait de port à Coba, qui fut l’une des plus grandes cités de la péninsule que nous visitons juste après. Elle dispose encore de ses remparts, ce qui est une rareté.
En 1518, c’est d’ici que les Mayas virent des voiles blanches apparaître à l’horizon, annonçant l’arrivée des conquistadors espagnols.

Cobá

A quelques kilomètres de Tulum, Cobá. On estime que c’était la plus grande cité de la péninsule, en éternelle rivalité avec Chichen Itza.
La ville s’étend sur plus de 70km2, elle est encore majoritairement enfouie dans la jungle. Son exploration prend du temps. C’est une véritable randonnée tant les lieux sont éloignés les uns des autres.
Chef d’œuvre du site, la pyramide de Nohoch Mul est ses 42m de haut et 113 marches. Et comme sécurité, une petite corde au centre. C’est parti pour l’ascension !

Ek’Balam

Signifiant « Jaguar noir » en maya, Ek’Balam a été découverte en 1994 seulement !

La cité maya

Partiellement dégagée, elle a été très bien mise en valeur et ses bâtiments sont encore bien conservés ! Les sculptures de ses temples impressionnent de figuration.
Le nom de sa pyramide est l’Acropole et dispose de pièces réparties sur plusieurs étages, finement sculptées dans ses entrées en gueule d’animaux.

La cénote X’Canché

Une cénote est une sorte de gouffre, souvent avec de l’eau dans son fond. Leurs profondeurs varient et peuvent être l’objet de plongées spéléologiques !
Ici, nous sommes à X’Canché, à deux pas d’Ek’Bala, ce qui pourrait expliquer l’emplacement du site maya à cet endroit. D’une trentaine de mètres de profondeur, sa fraicheur arrive à point nommé pendant les chaudes journées dans le Yucatan. Un des meilleurs spots de baignade que j’ai pu faire !

Valladolid

C’est sûrement la première ville coloniale établie par les Espagnols. On y retrouve les inspirations directement hispaniques dans l’architecture !

Monastère Saint-Bernard-de-Sienne

L’une des plus vieilles églises du Mexique, établie par les Franciscains. Cet ordre fut en première ligne de la colonisation et l’évangélisation de la Nouvelle-Espagne, devenue le Mexique par la suite.

Autour du Zocalo

Le zocalo est la place centrale de toutes les villes mexicaines. Littéralement, ça veut dire socle. Lors de la création de la première place centrale mexicaine à Mexico, un socle avait été posé en vue d’accueillir une statue. Elle mit beaucoup de temps à arriver, et l’habitude d’appeler cette place le « socle », Zocalo. Le terme a été repris dans toutes les villes mexicaines ensuite.

Uyama

En bordure de Valladolid, cette petite ville est construite autour d’un monastère franciscain. Sûrement le premier de la Nouvelle-Espagne, il a été restauré il y a peu et a retrouvé sa dominante rouge/bordeaux d’origine, et ses motifs floraux à l’extérieur comme l’intérieur.

Chichén Itzá

LA cité maya de référence. Classée merveille du monde, mais surtout à l’UNESCO, quand on pense cité maya, on pense à sa pyramide.
Chichén Itzá est touristique, mais ça claque. On ne peut pas passer à côté. Elle est la cité des superlatifs.
Elle a été habitée deux fois à plusieurs siècles d’écart, par les Mayas puis les Toltèques qui ajoutèrent pas mal de sculptures figuratives.
On a découvert très récemment que sa pyramide en couvre deux autres, en mode gigogne !
Elle dispose également du plus grand terrain de jeu de balle connu, avec des murs droits !
Enfin comme toujours, Chichén Itzá est établie autour de 3 cénotes, dont une servant aux sacrifices.

Izamal

Entre Chichén Itzá et Mérida, Izamal est une étape agréable.
Elle rassemble les deux pans de l’histoire de la péninsule : l’époque maya et la colonisation espagnole.
Maya, parce que 3 pyramides se dressaient dans cette ville, et on peut encore en gravir 2.
Espagnole, parce que la 3ème pyramide sert de terrassement à l’immense monastère franciscain construit à l’arrivée des espagnols. Peint en blanc et jaune, comme l’ensemble de la ville, il dispose d’un atrium immense de 75 arcades. C’est le plus grand de la chrétienté, après celui de la basilique Saint-Pierre du Vatican.

Mérida

Plus grande ville de la péninsule, capitale de l’état du Yucatan, Mérida est une ville qui bouge et qui grouille !

de nuit

Nous arrivons dans la soirée pour découvrir l’ambiance paisible du zocalo. Au gré des rues, nous trouvons l’activité culturelle de la soirée, comme il y en a chaque soir : l’orchestre et le bal sur une place d’église.

Visite du centre-ville

Dans la visite de Mérida, on retrouve toute l’histoire coloniale espagnole.
La conquête du Mexique par les Espagnols s’est faite très rapidement et avec très peu d’hommes.
D’abord parce que les maladies importées ont pu décimer une partie de la population.
Aussi et surtout parce que le système politique des cités mayas étaient à bout de souffle, totalitaire et à la main des prêtres. La population a vu l’arrivée des Espagnols comme une possibilité de dépasser cette époque.
Ainsi, sans dire que la conquête s’est passée sans violence, le métissage des deux cultures et populations est une rareté dans l’histoire coloniale.

Musée du monde maya

Grand musée très récent, il met à l’honneur la culture maya et permet d’en comprendre un peu plus sur ce peuple mystérieux.
(personnellement, j’ai peu de souvenirs puisque c’est le jour où j’étais malade à cause d’une petite indigestion habituelle après un changement de pays 😉 )

Celestún

Le golfe du Mexique pour une étape nature !

Coucher de soleil sur le Golfe du Mexique

Pour voir un coucher de soleil au-dessus de l’eau dans le Yucatan, c’est là qu’il faut venir !

Ría Celestún

Au même titre que le Delta du Danube ou la Forêt de Fontainbleau (?), la Ría Celestún est classée réserve de biosphère par l’UNESCO.
Particularité de cette ría, son mélange d’eaux douces et eaux salées, qui fait croiser des espèces deux milieux.
Ici, on retrouve des milliers de flamands roses. Non loin, une mangrove héberge foultitude d’espèces, dont des crocodiles, des raies manta, etc.

Uxmal

Première cité maya du style Puuc que nous visitons, Uxmal est pittoresque. Son état de conservation est très impressionnant et son style architectural, harmonieux.
Les fines sculptures ornent tous ces bâtiments avec de multiples représentation du dieu Chaac, le dieu de la pluie. C’est la marque de fabrique du style Puuc.
Caché dans la jungle, un temple rend également hommage à la fertilité en mettant en scène une quinzaine de phallus.

La Ruta Puuc

Dans la continuité d’Uxmal, la Ruta Puuc recèle de petits sites enfouis dans la jungle typique de ce style. Très peu prisés, on les découvre comme seul au monde.

El Mirador de Muná

D’abord, dormons ! Après une longue journée sous le soleil le repos est nécessaire.
Nous avons trouvé un toit d’exception, nommé le Mirador. Et pour cause, le Yucatan est une péninsule désespérément plate. Ici, nous sommes sur une colline et donc, la vue est imprenable.
Près de ce toit se trouve une grotte des Aluxes, l’esprit protecteur des Mayas.

Kabah

Gloire au dieu Chaac ! A Kabah, une temple est littéralement recouvert de masques du dieu de la pluie, imbriqués, multipliés, à 260 exemplaires.
La cité n’est pas encore complètement découverte et les fonds manquent pour continuer la recherche archéologique.

Labná

Deuxième site de la journée sur la Ruta Puuc, avec sa représentation du Quetzalcóatl, le serpent à plume de la cité maya, ainsi que son sacbé restauré (route des Mayas).

Xlapak

Ici, ce sont principalement des maisons dépendantes des cités mayas proches, pour héberger le personnel dirons-nous.

Sayil

Sayil et son palais pyramide qui fut l’un de mes vestiges préférés de ce voyage.

Campeche

Grande ville de la péninsule, capitale de son état, Campeche borde fièrement le golfe du Mexique.
Longuement attaquée par les pirates, elle a été ceinte par des rempart au bout d’un siècle d’attaques. Aujourd’hui, c’est la dernière cité fortifiée du Mexique à disposer encore de ses remparts.

de nuit

Arrivé en soirée, Campeche se découvre à nous de nuit. Bien mise en valeur par ses lumières la balade en ville se révèle très agréable après une journée très forte en chaleur à travers la jungle.

de jour

Retour de jour pour la visite de cette ville classée à l’UNESCO pour son patrimoine militaire

Edzná

Un des secrets les mieux gardés de l’Etat de Campeche. Edzna est une cité qui fout une claque. Sa pyramide, grande, majestueuse, s’impose comme l’une des plus belles du séjour, avec ses 27 chambres réparties sur 5 étages.
On retrouve sur le site d’autres attributs traditionnels des cités mayas, avec le terrain de jeu de balle notamment. Il y a également des restes de peintures des pyramides, qui étaient donc colorées à l’époque !

Calakmul

Le clou du spectacle de notre itinéraire.
Calakmul est une cité perdue, enfouie dans la jungle.
De la route principale, déjà perdue, il faut parcourir 63km d’une route en cul de sac, à travers une réserve naturelle, puis 30 minutes de marche pour arriver à ce site.
Ici, on est plus qu’à 15km du Guatemala. A vol d’oiseau, on est proche de Tikal, la grande cité maya de ce pays. En voiture, il faut faire 11h et passer une frontière pour la rejoindre.
Lorsqu’on y est, la forêt est dense, les vestiges nombreux et la chaleur terrasse. Allez, on a 3 pyramides à gravir !

Volcan de los Murcielagos

Sur la route du Rio Bec, un secret du Yucatan.
Ce volcan, qui ressemble à une cave, est caché. Tous les soirs, 30 minutes avant le coucher du soleil, des millions de chauves-souris sortent dans un ballet infernal pour se nourrir. Impressionnant.

Le Rio Bec

Partons pour une série de petits sites de style Rio Bec.
Autre style, qui se caractérise notamment par l’angle arrondi !

La cité maya de Balamku est disponible dans l’épisode 4 du vlog

Chicanna

Petit site qui possède une porte de maison en gueule de monstre

Becan

Pyramides, encore des pyramides.
Particularité de Bécan, cette cité est entourée de douves.

Konhuas

Dernière cité du Rio Bec. Ici, le climat change, la végétation devient plus tropicale

Bacalar

Dernière grosse étape de ce voyage : Bacalar.
Sa lagune est réputée pour être la lagune aux 7 couleurs de bleus.
Au milieu de celle-ci, une cénote apporte le noir. Elle est profonde de 180m de profondeur. C’est pas le moment de perdre son téléphone.

Chacchoben

Un dernier site pour la route. Chacchoben et ses pyramides sur des pyramides sur des pyramides. Bref, vous m’avez compris.

Autour du voyage

Le bilan carbone

4,39 t équivalent CO2

Voyage en avion avec escale depuis Paris
2100km en voiture sur place

soit

2,44x

ce que la Terre peut supporter par personne par an pour stopper l’accroissement de l’effet de serre.

Source de calcul : Fondation Good Planet

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